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Un conseil pour presque rien ? Non, du lourd !

Conseil municipal du 26 mai

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Avec un seul point à l’ordre du jour - la modification du règlement intérieur – on aurait pu dire que c’était un conseil pour peu de choses. Eh bien non, réduire le nombre de sessions du CM au minimum prévu par la loi (4 par an), ce n’est pas rien. Et à la fin du conseil, Mme le Maire, qui a toujours refusé de permettre par des interruptions de séance de donner la parole au public, a laissé un auditeur intervenir. Une intervention qui, pour les élus majoritaires, semblait aller de soi.

Moins de conseils municipaux

Un seul sujet à l’ordre du jour, car nous avions refusé de délibérer au conseil d’avril sur un point annoncé tout simplement comme « Planning des conseils municipaux » et qui s’est avéré comme une modification substantielle du règlement intérieur du conseil.

En effet, le règlement intérieur du conseil municipal prévoyait une séance de conseil par mois sauf en été, pour un total de 11 réunions par an. C’est trop, a décrété Mme Martin, et ça donne beaucoup de travail au personnel administratif… Travail inutile en grande partie, toujours d’après elle, quand il s’agit de délibérer pour encaisser trois sous de travaux effectués par les personnels de la commune pour le CCAS. On pourrait en dire autant de la délibération sur l’indemnité de gardiennage versé au curé pour l’église communale, une somme fixée par le Ministère de l’Intérieur (et des Cultes !) à 474,22€ ! ou de celle que reçoivent les piégeurs de ragondins (31€ forfaitaire, plus 0,75€ par bête capturée) ! Soit, il y a toujours des points qui ne méritent effectivement pas qu’on s’y attarde, mais ça ne constitue pas l’essentiel d’un conseil ! Il reste tout de même pas mal de sujets qui méritent débat avant décision. Sans compter que, si l’ordre du jour n’est pas trop chargé, on peut trouver le temps pour présenter des points d’information et de réflexion : l’activité de la Communauté de Communes, la note d’orientation sociale du CCAS, l’avancement des travaux du Foyer Logement, et bien d’autres sujets qui intéressent l’ensemble des membres du conseil... et le public.

Mais « C’est pour une meilleure gouvernance ! », a expliqué le Directeur Général des Services. Le mot gouvernance est chic, il est très à la mode ! Pas sûr qu’il renvoie à une réalité bien pertinente et concrète …

Dans cette réduction du nombre de conseils, nous voyons surtout la volonté de la municipalité de ne pas se trouver trop souvent confrontée à des élus, certes minoritaires, mais au fait des dossiers et porteurs de contre-propositions difficiles à écarter d’un revers de manche. Et puis, il faut avouer que ce sont des soirées fatigantes !

La parole au public ? Pour une fois, oui !

Mme Martin et sa majorité ont systématiquement refusé la pratique instaurée antérieurement de proposer à un moment du conseil une suspension de séance qui permette au public de poser des questions ! L’autre soir – c’est vrai qu’officiellement la séance était levée - Mme le maire n’a pas bronché lorsque un auditeur s’est levé pour prendre la parole sur un sujet brûlant, l’affaire de la BO et de son président. Elle a laissé, sans manifester aucune volonté d’apaisement ni de demande de dignité de la part de la salle, un représentant des parents de victimes s’exprimer longuement et interpeller avec véhémence notre collègue. Cette interpellation exprimait la douleur, la colère des familles dont les enfants ont été victimes de l’animateur de gymnastique, ce sont des sentiments compréhensibles et infiniment respectables. Elle exprimait aussi une rancœur et des accusations très dures à l’égard de Paul Paboeuf , entre autres :« aptitudes à la manipulation et à la désinformation », Pascal Le Port était bien sûr également cité. Le lieu (mairie transformée en tribunal…) et les circonstances (fin d’un conseil municipal) n’ont sans doute pas été choisis au hasard… Nous aurions pu argumenter sur tel ou tel point de la plainte, mais nous avons seulement écouté ce réquisitoire avec dignité et respect, malgré un sentiment d’amalgame évident.

Dignité et respect qui, semble-t-il, ont manqué à quelques membres du public qui ont trouvé bon d’applaudir. Applaudir quoi ? L’expression de la douleur ? L’attaque personnelle contre un élu de la minorité ? En espérant un profit politique de l’opération ?

Et puisque ce soir-là, pour appuyer le réquisitoire, Jaurès a été cité, donnons la citation complète : «  Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »

Publié le mardi 9 juin 2015, par Rédacteur.




Post-scriptum

Ce texte signé Rédacteur est le travail collectif des élus de la minorité.

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