Le président des riches prétend embrasser la cause du peuple ?
Partager : sur Facebook, sur Twitter, sur Google+.
Le pr
Le peuple n’a pas la mémoire courte
Dans son discours de Marseille, le président sortant a affirmé, sans rougir : "
Je veux être le candidat du peuple de France. Je ne serai pas le candidat d’une petite élite contre le peuple".
Il y a cinq, il disait : "je serai le président du pouvoir d’achat", "je veux réhabiliter la valeur travail", "travailler plus pour gagner plus". On sait qu’elle a été la réalité. Et personne n’a oublié la Nuit du Fouquet’s (et si vous avez oublié, voyez ici), ni la retraite spirituelle annoncée qui s’est transformée en vacances sur le yacht luxueux de Bolloré (lire ici). Et tout le monde se souvient du bouclier fiscal, de la quasi suppression des droits de succession qui a bien profité aux plus riches : jusque là,
90% des transmissions entre époux et 80% de celles en ligne directe n’étaient pas imposées. En clair, la réforme des droits de succession est un vrai cadeau aux plus grosses fortunes.
Le bilan de cette politique fiscale a été dressé tout récemment par l’Institut des Politiques Publiques et peut se résumer ainsi : Prendre aux pauvres pour donner aux riches.
Le bilan s’est encore alourdi avec les dernières mesures fiscales :
- l’augmentation de la TVA "réduite" de 5,5% à 7%
- le gel du barème de l’impôt sur le revenu, qui a rendu imposables 200 000 — 200 000 ! — nouveaux foyers fiscaux, les plus modestes.
Non le président sortant n’arrivera pas à nous faire croire qu’il est le candidat du peuple, il a été pendant 5 ans le président des actionnaires et des rentiers !
Sarkozy contre les élites ?
La nouveauté (?) du discours du sortant - mais il nous sort une nouveauté par jour - consiste à se présenter comme le candidat contre les élites qui font obstacle entre lui et le peuple qu’il rêve : les syndicats, les associations, les "corps intermédiaires" maillons essentiels du fonctionnement démocratique. Il a même osé faire référence à De Gaulle et aux référendums... et il a fait penser à Napoléon, pas Napoléon Ier, bien sûr, mais Napoléon III, celui que Victor Hugo appelait Napoléon le petit, avec ses plébiscites, juste calculés pour donner au peuple l’illusion de la décision démocratique.
Le regard ironique de Martin Vidberg sur l’actualité politique
Publié le samedi 7 avril 2012, par .

Messages
1. Le président des riches prétend embrasser la cause du peuple ?, 9 avril 2012, 10:51, par DKP
mais le peuple, il est aussi intoxiqué par le fric, le plaisir à court terme. moi aussi j’ai droit à une Rolex ou alors une imitation. ils vont encore tomber dans le panneau ; surtout si on plus, il réussi à leur faire peur avec les arabes, les fainéants qui profitent de la sécu ;
2. Le président des riches prétend embrasser la cause du peuple ?, 27 avril 2012, 18:01, par Charles Marteau
et faire des immigrés les boucs émissaires de la crise
pour lutter contre les idées reçues :
trois films d’animation