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Hausse du chômage, l’analyse de l’Expansion

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Hausse du ch

Forte hausse du chômage : à qui la faute ?

Le chômage qui avait décru - en partie pour des raisons de traitement statistique d’ailleurs - est reparti à la hausse. La faute à la crise, dit le gouvernement, qui trouve là un bon moyen de se défausser. Car sa responsabilité est en cause pour trois raisons : moins de contrats aidés, un marché du travail rendu très flexible par l’intérim, et surtout la défiscalisation des heures supplémentaires.

Les emplois temporaires ont été créés en masse, ces emplois sont aussi très faciles à supprimer et dès que la conjoncture devient moins favorable, les employeurs licencient à tout va.

Les contrats aidés mis en place par Villepin sont réduits pour ne pas dire supprimés : moins 100 000 sur l’année 2008, dont 15.000 pour le seul mois d’août. Mécaniquement, cela vient grossir les chiffres du chômage.

Enfin la défiscalisation des heures supplémentaires incite les patrons à préférer charger les HS plutôt que de recruter. La conclusion tombe sous le sens : l’action du gouvernement est venue amplifier la hausse du chômage.

Pour une analyse plus détaillée, voyez l’article de l’Expansion,

Publié le mercredi 8 octobre 2008.

Messages

  • Bouclier fiscal, gagnants et perdants ?

    Le bouclier fiscal a servi aux plus riches de France. Seules 15 000 personnes en France en ont bénéficié en 2007 soit 0.04 % de la population.

    2242 personnes ont reçu en moyenne un chèque en remboursement d’impôts de 84 000 € et 671 ont reçu un chèque de 231 000 €.

    83 % des sommes ont été perçues par moins de 3000 personnes sur les 15000.

    les riches ont vidé les caissses de l’état, les pauvres pourront toujours se contenter avec le slogan travailler plus pour gagner plus.

    Voir en ligne : journal de F3

    • Frédéric Lefebvre ose tout. C’est à ça qu’on le reconnaît.

      Au plus fort du débat sur le financement du RSA, le porte-parole de l’ump était monté au créneau pour expliquer que le bouclier fiscal n’était pas un dispositif pour les plus fortunés.

      "Le bouclier fiscal ça serait un truc pour les riches ? Mais est-ce qu’on a regardé l’application du bouclier fiscal ? Est-ce qu’on a vu que 75% des gens qui profitent du bouclier fiscal sont en-dessous de 3.750 euros de déclaration annuelle aux impôts ? Ce sont des gens très modestes"

      Voyez la suite de l’analyse sur le blog d’Alain Auffray, journaliste à Libération

      Voir en ligne : Coups droits, blog de libération,

    • Bien vrai, les cons ça ose tout, mais mieux encore quand un groupe de con ose : lorsqu’il s’abstient de voter pour le plan de sauvegarde des banques cette semaine à l’assemblée alors que l’ensemble des 27 pays Européens vote le même plan. Heureusement les cons qui osent tout ne nous gouverne pas.

  • En juin dernier, dans un grand moment d’autosatisfaction, le Gouvernement par l’intermédiaire du Secrétaire d’Etat claironnait que le taux de 7,2% étaient le plus bas depuis 1982, et , notre ministre de l’économie, d’affirmer sans rire : « grâce à l’accélération des réformes pour libérer le travail, moderniser le service public de l’emploi et soutenir la compétitivité des entreprises, l’économie française crée des emplois ».

    La réalité est tout autre : entre le premier trimestre 2008 et le dernier trimestre 2007, la population active, n’a augmenté, selon l’INSEE, que de 5 000 personnes, soit 20 000 personnes par an. Alors que ce nombre avait encore augmenté de 122 000 personnes en 2007, de 200 000 personnes par an au cours des années antérieures et de 350.000 à la fin des années 90. C’est donc le départ en retraite des baby boomers qui explique ce bon chiffre.

    Le Gouvernement dans son narcissisme, semble aussi ignorer les modifications du calcul du nombre des chômeurs, les radiations agressives, la massification des emplois aidés mal payés et à temps très partiels dans les services aux personnes.

    En réalité, masqué par un effet structurel ,le nombre d’emplois disponibles n’a cessé de diminuer, la crise ne fait que rappeler le Gouvernement à la triste réalité et à le mettre devant sa responsabilité

  • Force est de constater que le chômage est resté stable durant les années 60 alors que la France connaissait une progression rapide des gains de productivité. Cela dépend surtout de la façon dont les gains de productivité sont répartis ou utilisés. A partir des années 80, la productivité ayant continué son accroissement, nous avons assisté à une réduction socialement agressive du temps de travail pour ne pas se être en surproduction industrielle. A coté du chômage qui en est l’expression la plus brutale, les situations de demi-emploi se multiplient : temps partiels, contrats à durée déterminée, l’intérim, ...
    Partage agressif du temps de travail parce que l’on refuse la voie équitable du partage des gains de productivité. Seul les 35 heures ont tentés d’inverser cette tendance mais il aurait aussi fallu répartir autrement les profits.

  • Et sur le marché de Rennes, Gaëlle d’affirmer "Quand on veut vraiment en chercher, on arrive à trouver de l’argent ...".

    Et le gouvernement en trouve en puisant 600 millions d’euros des caisses des chômeurs et des handicapés (voir article joint) avant de réduire les allocations des uns et des autres !

    Et le gouvernement en trouvera demain dans le "Fonds de réserve des retraites" créé par Lionel Jospin en 2000 pour financer les pensions de retraite à partir de 2020.

    Déjà il en trouve en détournant les dépots des Livrets A, en taxant les économies des salariés, artisans, commerçants !

    Et aprés-demain, s’il le faut, il taxera les 4 voies !

    Dormez tranquille, le gouvernement trouvera toujours de l’argent chez les plus modestes

    Voir en ligne : http://www.politique.net/2008100901...

  • Problème de cours élémentaire : qu’elle est la différence entre un atelier 35 personnes qui travaillent 39h et un atelier de 39 personnes à 35h ?

    Combien coûte à l’état, donc aux contribuables, les heures supplémentaires détaxées ?
    Cher, très cher ! En tout cas plus cher à l’Etat qu’il ne rapporte en pouvoir d’achat distribué aux salariés concernés (voir Site RUE89)

    Voir en ligne : http://eco.rue89.com/2008/10/05/cho...

  • Selon les néo-libéraux, les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain … En vertu de cette idée et depuis 30 ans, pour maintenir et augmenter les profits, le partage des richesses créées s’est fait au bénéfice du profit par le biais de la baisse des salaires et de la massification du chômage.

    Cependant, si les profits ont explosés, on constate que les investissements attendus, devant créer des emplois nouveaux, ne sont pas au rendez vous.

    Les revenus salariaux ont baissé mais n’ont pas permis de faire monter l’investissement, seuls les revenus financiers et spéculatifs, les dividendes, les plus values boursières ont grimpé. D’où la crise !

    Pour les libéraux, le chômage est bien une variable d’ajustement pour les profits.

  • La crise ? quelle crise ?

    Le monde.fr

    Pas de papier de verre, juste une info : en 2008, les salaires des 50 premiers patrons ont pris 20 %, ils gagnent en moyenne 383 000 € par mois. Grattez-vous avec ça.

  • Ça commence comme ça :

    Depuis quelques jours, il y a un concert de tamtam dans la volière et c’est la panique à bord. Il n’est plus possible d’avoir la moindre petite connexion médiatique (journaux, radio, TV, web) sans se retrouver littéralement submergé par un tsunami de hurlements échevelés : "c’est la crise, c’est la crise, c’est la crise !"

    Et ça continue comme ceci

    La récession guette les classes moyennes prévoyantes qui avaient placé leur éconocroques dans des PEA pour leur faire gicler au moins du 15 % par an ? Vont-ils devoir renoncer à la résidence tertiaire ? Aux vacances d’entre saisons à Saint-Domingue (là où la vie des larbins est moins chère). Nous sommes des millions en face à nous être serrés la ceinture cran après cran, depuis des années, pour leur servir leur putain de 15%, puis 20, puis 30%... jamais assez et jamais envie de savoir d’où vient le fric. C’est bien connu, quand tu ne sais pas, tu n’es pas coupable, même pas complice. Suffit de regarder ailleurs, de prendre l’oseille et d’en profiter à fond les ballons, comme Louis, le gentil retraité que décrit François Ruffin dans son livre La guerre des classes. Tout content d’avoir triplé sa mise en PEA en 10 ans et refusant de voir le lien avec l’explosion des bas salaires, des temps partiels, du chômage, des Smicards. Pas voir, tout prendre.

    pour tout lire, voir le lien ci-dessous

    Voir en ligne : Ceci n’est pas une crise