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ECOWATT, un geste citoyen

Alerte rouge en Bretagne

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C’est l’hiver, il fait froid, et la Bretagne produit moins de 10% de l’électricité qu’elle consomme. En attendant la mise en oeuvre du pacte électrique de la Région, il faut faire face aux crises : c’est l’engagement Ecowatt.

Agir personnellement pour faire face à la crise

L’initiative vient de RTE, la société Réseau de Transport d’Electricité, dont la mission est d’assurer la fourniture de l’énergie produite par les centrales jusqu’au consommateur final, qu’il soit client de EDF ou de Poweo, ou encore de GDF-Suez (Oui, la vente d’électricité est « privatisée. »)


Beau, mais froid !

La Bretagne produit très peu de l’électricité qu’elle consomme, elle est donc tributaire du réseau de transport (les lignes Très Haute Tension) qui amène l’énergie de la centrale de Cordemais ou de celle de Flamanville. Il y a donc deux limitations, celle qui est liée à la capacité de production des centrales, et celle qui vient du dimensionnement des réseaux.

En période de grands froids en hiver quand il fait nuit à 5 heures, la demande est très forte et le risque de rupture est très grand : le réseau peut s’effondrer comme un jeu de dominos... et il faut du temps ensuite pour le remettre en service. C’est pourquoi RTE procède à des délestages, en baissant la tension et, au besoin, en coupant des lignes.

Pour réduire le risque, chacun de nous peut faire un effort et réduire sa consommation : éteindre les lampes inutiles, attendre pour lancer le lave-linge, fermer les radiateurs électriques ou baisser le thermostat... Les moments critiques sont le matin et de 18 à 20h.

Aujourd’hui, en Bretagne, c’est Alerte Rouge  : les risques de coupure sont très grands.
Ecowatt Bretagne vous invite à prendre votre part pour franchir ce cap difficile.

Ecowatt-bretagne.fr Pour en savoir plus

Une réponse à moyen terme

Bien sûr, notre engagement à réduire notre consommation aujourd’hui ou demain ne résoudra pas le problème de l’approvisionnement de la Bretagne, c’est pourquoi le président Jean-Yves Le Drian a proposé le pacte électrique.
Avec son pacte électrique, la Bretagne souhaite non seulement surmonter sa fragilité électrique, mais aussi être exemplaire par son développement des énergies renouvelables et sa contribution à la réduction des gaz à effet de serre.

Pour en savoir plus

Publié le mercredi 1er décembre 2010.

Messages

  • Flambée des prix à la pompe

    Avec les grèves, les prix avaient monté, après les grèves, ils n’ont pas baissé, et maintenant, ça monte, ça monte..

    il y a sûrement des bonnes raisons qui expliquent cela ?

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    • C’était ce matin, la chronique économique de Jean-Marc Vittori, sur France-Inter

      Avec entre crochets, quelques commentaires...

      Les raisons de la hausse des carburants à la pompe

      Les prix des carburants à la pompe ne cessent d’augmenter. Question simple ce matin : pourquoi ça monte ?

      Le litre de gazole valait en moyenne 1,23 euros la semaine dernière, le sans plomb 95 1,41 euros. On n’avait pas vu ça depuis près de deux ans et on se rapproche doucement des records du printemps 2008. A cette question simple, je donnerai une réponse simple : c’est parce que le pétrole vaut de plus en plus cher. Le baril ne vaut plus très loin de 100 dollars. Les compagnies pétrolières répercutent la hausse. Elles donnent au passage des miettes à leurs salariés [ça on l’avait deviné]. Ceux de Total vont par exemple avoir 3,3% d’augmentation l’an prochain. Tant mieux pour eux.

      - Puisque l’on donne des réponses simples, profitons-en. Pourquoi le pétrole vaut-il plus cher ?

      Alors là, je suis désolé, ça se complique. Il y a quatre réponses.

      Primo, il a fait froid en Europe et il gèle en Amérique. Il faut mettre plus de fioul dans la chaudière et ça fait donc monter la demande et les prix.

      Deuzio, l’euro s’est déprécié. Nous devons donc en sortir davantage de notre poche pour acheter les dollars qui permettent de régler les producteurs de pétrole. Le baril se cote en dollars, c’est comme ça. [ne disons pas que c’est naturel, c’est juste le poids politique des USA qui impose cette situation, mais le colosse américain a des pieds d’argile]

      Tertio, les spéculateurs s’intéressent beaucoup à l’or noir. Il faut dire qu’ils se sont pris des claques sur les actions et puis sur les obligations grecques ou irlandaises. Ils cherchent donc autre chose et se ruent sur les matières premières -le blé, l’or, le pétrole. [notre président nous avait pourtant promis la régulation financière]

      Enfin dernière raison, et la plus importante, le monde a soif de pétrole pour nourrir sa croissance. Alors évidemment on ne le voit pas beaucoup chez nous, où la conjoncture est ramollo. Mais c’est très différent chez les pays émergents en plein boom. L’an prochain, deux barres symboliques vont d’ailleurs être franchies. La Chine va devenir le premier consommateur mondial de pétrole, devant les Etats-Unis –et les émergents en brûleront plus que les pays développés.
      [N’oublions pas la notion d’empreinte écologique, c’est-à-dire le poids relatif des modes de vie : il faudrait 7 planètes pour donner à tous les humains la possibilité de vivre comme des Américains]

      - Mais les pays de l’OPEP, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, ne pourraient-ils pas en pomper davantage ?

      Si, ils ont un peu de marge de manœuvre. Ils pourraient produire 5 ou 6 millions de barils par jour de plus, sur une consommation mondiale qui approche 90 millions. Mais ils n’en ont aucune envie. Et en se mettant à leur place, on comprend vite pourquoi : s’ils en font un peu moins, ils vendent beaucoup plus cher. Travailler moins pour gagner plus, c’est tentant. Surtout que si les pays riches peuvent développer d’autres énergies, comme le nucléaire ou l’éolien, les émergents, eux, n’en ont pas les moyens.

      - Et que peut faire le gouvernement français face à la hausse du pétrole ?

      Le gouvernement ne peut pas empêcher la neige de tomber sur les pistes des aéroports, il ne peut pas empêcher les virus de rentrer en France, mais là il peut faire quelque chose : expliquer aux Français, sans relâche, que le pétrole sera beaucoup plus cher demain ou après-demain, et qu’il faut agir en conséquence. Je voudrais citer ici juste un drame qui se noue dans la plus parfaite indifférence : des milliers de Français défavorisés construisent aujourd’hui des maisons loin de tout, parce que c’est moins cher. Mais demain, ou après-demain, ils n’auront plus les moyens de faire le plein pour leurs allers-retours quotidiens. Il faut donc trouver des terrains plus proches des villes. Voilà un domaine où le gouvernement devrait agir pour vraiment préparer l’avenir [oui, mais avec des aides fiscales comme le Scellier ; pas en asséchant les ressources des organismes HLMà voir ici]

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    • Un (très) beau Total

      La compagnie pétrolière française a dégagé en 2010 un bénéfice net de 10,3 milliards d’€, en hausse de 32 % sur un an, dopé par la remontée des cours du pétrole brut, a-t-il annoncé vendredi.

      Sur le seul 4e trimestre, le bénéfice net ajusté s’élève à 2,6 milliards d’€, en hausse de 23 % sur un an. La croissance du bénéfice en 2010 s’explique essentiellement par le rebond des cours du pétrole brut, eux-mêmes dopés par le regain de croissance économique mondiale. Le baril de brent de la mer du Nord a coté 79,44 dollars en moyenne en 2010, soit 29 % de plus qu’en 2009, année au cours de laquelle il s’était échangé à 61,48 dollars. « Au-delà d’un environnement plus favorable qu’en 2009, la progression des résultats 2010 reflète l’amélioration sensible des performances du groupe, avec notamment une croissance des productions de plus de 4 % », a souligné Christophe de Margerie, PDG de Total.

      En 2010, la « major » française a pompé 2,378 millions de barils d’hydrocarbures par jour, un chiffre en hausse de 4,3 % en un an. Aussi colossal soit-il, ce bénéfice annuel reste encore loin des 13,9 milliards d’€ enregistrés en 2008 par Total, un profit record pour une entreprise française. Le groupe pétrolier a enregistré un chiffre d’affaires de 159,3 milliards d’€ en 2010, en progression de 21 %. Pour 2011, le géant pétrolier français annonce qu’il va porter ses investissements à 20 milliards de $, soit 16 milliards d’euros environ. En 2010, Total a investi 18 milliards de $, conformément à ses objectifs.

      La hausse de la production de l’OPEP et le niveau assez élevé des réserves de brut dans les pays développés devraient contenir la tendance haussière des cours du brut malgré l’augmentation de la demande qui atteindra des niveaux records en 2011, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

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